Nos articles

THUNDERMOTHER (hard-rock), Dirty & Divine (07/02/2025)

Le 16/02/2025

Artistiquement, c'est une réussite. Elle a bien fait de ne rien lâcher, Filippa.
Par Ahasverus
Thundermother 2
Il y a un boss et un seul chez ThunderMother, c'est sa fondatrice Filippa Nässil !
Et lorsque ça ne file pas droit, la guitariste n'hésite pas à donnern du fer dans son line-up.
La dernière ruade de la Scandinave date de février 2022 : un différend avec sa frontwoman Guernica Mancini voit Filippa rester seule tandis que Guernica, Emlee Johansson et Mona Lindgren quittent le drakkar pour fonder The Gems. Les filles tirent les premières avec l'album « Phoenix » ; Filippa fourbit ses armes avec un opus solo, « American Diaries ».
Pour ThunderMother, le pari n'est pas gagné d'avance. D'abord parce que Nässil apparait en tyran dans le coeur des fans. Ensuite parce qu'il faut trouver une remplaçante à la charismatique et puissante Guernica Mancini, ce qui n'est pas une mince affaire.
Filippa se tourne vers Linnea Vikstrom (Therion). Elle complète sa formation avec Majsan Lindberg à la basse et Joan Massing à la batterie.
Thundermother band 2025THUNDERMOTHER en 2025
ThunderNässil n'aura finalement pas mis bien longtemps pour rebondir : c'est en février 2025 que sort le sixième album de ThunderMother. Il s'appelle « Dirty & Divine ».
Enregistré à Copenhague et produit par Soren Andersen, il serait mis en boîte dans des conditions proches du live, le groupe enregistrant notamment huit morceaux en quatre jours !
Le résultat est bluffant ! Linnea Vikstrom relève le gant, domine de la tête et des épaules le songwriting et réussit l'impossible : faire oublier Guernica Mancini ! 
« Can't Put Out the Fire » ! P*** de morceau sur lesquels les filles se refilent le témoin du chant lead à la manière d'un Kiss !

Le reste colle. Au trot : « Bright Eyes », « Can You Feel It », « Dead or Alive » ; au galop : « Take the Power », « Speaking of the Devil », « American Adrenaline », « I Left My License In The Future »... 

Les bons morceaux s'enchaînent et ne se ressemblent pas. ThunderMother nous fait penser à une version hard et musclée du bluesy Larkin Poe qui sort également ce mois-ci.
Finalement, artistiquement, c'est une réussite, un bien bon skeud de rock N' roll.
Elle a bien fait de ne rien lâcher, Filippa. 

ANTIPOD (metal progressif), Eveil (30/08/2024)

Le 13/02/2025

ANTIPOD rejoint MANIGANCE, ANTECHAOS et REBOOT et forme aujourd’hui mon carré d’AS…
Par Pépé St@kaTTo
Antipod band
Groupe : ANTIPOD
Album : « Eveil » (Label Wormholedeath)
Genre : Heavy Metal / Mélodique / Progressif
Région : Lyonnaise
Influences : Nightwish / Pantera / Angra / Manigance / Awacks 
Sortie : 30 août 2024
Par Pépé St@kaTTo

Line-up actuel :
⦁    Sébastien Lelong : clavier, compositions (ex MYTHRILLIUM)
⦁    Jémina Robineau : chant (ex ANTHON NORWELL EXPERIMENT, ex MEMORY OF SILENCE)
⦁    Stéphane Monserrat : chant (AWACKS)
⦁    Elias Bouabib : guitare rythmique, solo, chant (ABYSSAL CYAN)
⦁    Bilel Adda : guitare rythmique
⦁    Matthieu Lucet : basse
⦁    Thierry Delvaux : batterie (ex WEIRDLAND, ex AMON SETHIS)
AntipodTracklist : 

01.Eveil - 02.Affronter ses idées noires - 03.Heylel - 04.La vie au temps - 05.Ne jamais douter - 06.Berzerkir - 07.Naufrage - 08.Nouvelle ère - 09.Chrysalide
10.Valse des songes - 11.La vie au temps (orchestral)

 
Artwork CD et book par Kryss (Christophe Segarra).

Il en aura fallu du temps pour que cet album d’ANTIPOD voie le jour ! Non pas que la gestation fut particulièrement difficile, mais comme pour tout premier opus, il a été sujet à de nombreux imprévus, doutes, modifications diverses, mais également moments d’euphories et fortes exaltations.
La chronique de cet album est un peu particulière pour moi car, comme pour mes deux compères de la Te@m Ahasverus (Ahas et Dam'Aël), Sébastien Lelong (son maître d’œuvre) nous a associé dès le départ à la conception de ses compositions en nous faisant écouter régulièrement les nouvelles versions des morceaux et nous demandant nos impressions, nous tenant informés des avancées de l’album. Ce fut génialissime et nous le remercions pour ce privilège !
Avant de passer en revue les onze morceaux composant l’album, il nous faut revenir sur la genèse du groupe.
Seb’ le claviériste et compositeur a fondé le groupe dix ans plus tôt à la fin de l’aventure MYTHRILLIUM (2 démos : Mythrillium (2006) 3 titres, Aurore (2007) 6 titres, le fameux « La vie au temps », apparaissant sur les 2 démos, une dizaine de concerts). 
Après cette première aventure il n’a jamais cessé de composer et maquetter ses nouveaux morceaux (sous le logiciel Guitar Pro et tout en « Midi »). Il fait alors écouter ses ébauches de projet à Steeven Segarra (WEDINGOTH) qui lui propose d’enregistrer dans son studio. Les premières pistes seront diffusées sur plusieurs radios, « Heylel » apparaîtra même sur la Compil French Metal FM022 « La porte des damnés » en juin 2016. Tous les retours positifs encourageront Sébastien à poursuivre l’aventure avec l’arrivée d’autres musiciens qui finaliseront le groupe ANTIPOD.
Cependant, Steeven ayant d’autres obligations professionnelles, la production finale d’Eveil fut confiée à Christian Morfin (le producteur entre-autre de Franck Carducci).
L’album sort d’abord sur les plateformes numériques le 9 février 2024 puis sous format galette le 30 août 2024.
Antipod eveilC’est sur « Eveil » qui donne son nom à l’album que raisonnent les premières croches. Une intense montée en puissance grâce aux claviers de Sébastien, quelques cloches pour nous réveiller, et un riff puissant de guitare pour nous mettre l’eau à la bouche. Un titre épique très court mais qui donne le cap à suivre pour la suite…
« Affronter ses idées noires » démarre très fort sur un riff lancinant d’Elias, la voix de Stéphane jaillit ensuite telle une balise lumineuse au milieu de la noirceur de la nuit. Le fantastique solo au milieu du morceau, véritable déferlement de notes et d’émotions sonores (exécuté par Julien Lagnier, premier guitariste avec qui Seb’ a composé ce titre) donne une dimension particulière à ce morceau, « ne jamais baisser les bras, jamais » … Mon morceau préféré !
Les notes de piano et le son cristallin des claviers de Seb’ appuyés par une batterie bien pêchue vont lancer la piste numéro 3. La voix suave de Jémina nous narre l’histoire d’Heylel, l’astre brillant, l’étoile du matin, l’ange déchu, Lucifer le porteur de lumière. Un morceau très progressif, velouté et mielleux, avec de belles paroles à la Ange. 
« La vie au temps », est le morceau le plus ancien d’Antipod (24 ans). Il est le catalyseur qui a poussé Sébastien à continuer de composer et d’écrire sans relâche. Cette « ballade » est un vibrant hommage à sa petite amie décédée dans un tragique accident de voiture durant son adolescence. Des mots, des notes tirées d’un simple clavier « Bontempi » qui ont marqué à jamais son auteur. Une balise temporelle qui le ramène sans cesse à son passé avec ses souvenirs et ses regrets, mais qui le pousse continuellement à avancer. C’est majestueux et touchant à la fois, la voix de Jem’ véhiculant tellement d’émotions. Les soli de guitares sont finement ciselés, le plan en tapping redoutable, le final piano / voix de toute beauté !
« Quelle autre chose est le temps qu’une route précipitée qui nous conduit continuellement à la mort malgré nous … ».
« Ne jamais douter » la piste suivante est le morceau le plus heavy rock de l’album avec ses nombreuses parties de guitares. On retrouve ainsi en guest Fabien Lacroix (chanteur et guitariste d’ARKERONN) pour un solo d’anthologie. Les lignes de basse sont puissantes et sortent légèrement du mix. La voix hypnotique de Stéphane fusionne allègrement avec les nappes de synthés de Sébastien. Encore un excellent titre !
« Berzerkir », la transe des guerriers-fauves, ces fervents adorateurs d’Odin, où la fureur sacrée de la plage n°6 de l’album ! C’est avec un son de harpe que débute ce morceau à l’ambiance psychédélique et sombre. La basse est omniprésente et drive avec brio les autres instruments. Les voix qui s’interpellent nous racontent l’histoire des « berzerkers », ces gosses que l’on droguait dès leur plus jeune âge pour ne pas éprouver la moindre peur lors des combats.
« Naufrage », (le tout premier titre que j’ai découvert d’Antipod !) nous conte l’histoire de ce vieux marin assis en bordure du port, qui lâche tout de sa vie présente et largue les amarres pour répondre aux chants des sirènes qui l’appellent ! L’intro est calme, comme une mer d’huile seulement troublée par des oiseaux qui gazouillent, mais la tempête et le naufrage sont proches. Belle interactivité des voix entre Jémina (la sirène) et Stéphane (le vieux marin), à noter également ici les différents changements de rythmes qui animent le morceau, ainsi que le très beau passage de guitare électro-acoustique. Le jeu de basse / batterie est fluide et puissant, les nappes de synthés sublimant le tout. 
L’excellentissime « Nouvelle ère » avec ses sons de claviers très new wave / rock ’80 et son refrain épique est bien partie pour devenir l’hymne officiel d’ANTIPOD en Live ! Un titre qui pourra être repris en chœur et qui fera assurément headbanger les plus indécis !

C’est sur une intro’ multi-guitares (acoustique / électrique) et piano que démarre le magnifique « Chrysalide ». La voix éraillée de Jémina, doublée et décalée sur ce titre, apporte beaucoup de douceur et d’émotion. Une belle petite ballade qu'il doit être bien agréable de jouer sur une vieille folk au coin du feu !
La piste n°10 « La valse des songes » va nous projeter à l’époque de la Renaissance, avec ici une atmosphère mi-prog’ / mi-rock. La valse reste électrique et puissante, les instruments s’interpellant et se répondant avec grâce, et toujours cette belle complémentarité dans les parties chants. A noter, à la moitié du morceau la cassure apportée par quelques secondes de silence qui laisse croire à la fin de la chanson, et qui permet de relancer la machine pour un final de toute beauté avec son pont / intermède à la MAIDEN, période Powerslave (un groupe qui a beaucoup influencé Sébastien dans son adolescence), et une sublime partie clavecin qui vient définitivement clore ce titre.
La piste 11 est la version instrumentale de « La vie au temps », un titre sans chant donc, joué ici uniquement aux claviers par Sébastien dans une interprétation symphonique poussée à l’extrême, pour une cascade d’émotions intenses. Les mélomanes apprécieront ce déchainement de cordes et de chœurs, un « requiem » qui n’est donc pas à mon sens superflu et qui vient clôturer de façon éblouissante ce premier opus d’ANTIPOD.
Un peu plus de cinquante minutes pour un album où les onze titres, véritables tranches de vie, viennent s'emboîter les unes dans les autres dans un puzzle qui vous fera apparaître et découvrir l’univers merveilleux d’ANTIPOD. Un majestueux premier album qui vous prendra aux tripes ! 
Un groupe à classer dans « rock progressif mélodique expérimental », un skeud ficelé comme un Queen qui chanterait en français, car il faut le préciser, peu de groupes hexagonaux dans ce style osent s’exprimer dans la langue de Molière, encore moins avec deux chanteurs exceptionnels comme Jémina et Stéphane !
Je conclurai cette chronique en précisant que cet album est vraiment un coup de cœur car depuis 2020, j’ai vu les morceaux évoluer, certains m’ont même personnellement touché (« Affronter ses idées noires », « La vie au temps », « Ne jamais douter »), car je les ai découverts et appréciés durant une période sombre de mon existence… J’ai maintenant hâte de rencontrer le groupe en Live et partager quelques mousses avec ses membres (avec mode-et-ration bien entendu), j’espère que c’est également votre cas !?
ANTIPOD rejoint ainsi MANIGANCE, ANTECHAOS et REBOOT et forme aujourd’hui mon carré d’AS… Vivement le prochain album !
[PS : je dédie cette chronique à Roland Lelong le papa de Sébastien, un rocker au grand cœur (ex chanteur d’EXODE) qui aurait été fier de son fils et de son album.]
Matoscope :
⦁    Sébastien    :    Séquenceur PC + Carte son PreSonus Studio 26c, 2 Entrées /4 Sorties, 192 KHz, Interface Audio USB-C, Synthé Korg Kronos

⦁    Jémina        :     Micro Sennheiser HF + Boitier émetteur / recepteur
⦁    Stéphane     :     Micro Sennheiser e865 et Shure Beta 58
⦁    Elias        :    Guitare Jackson, Marshall Tête DSL20HR + Cab Marshall JVMC212 + Shure SM58
⦁    Bilel        :    Guitare ESP, Tête Hughes & Kettner Grandmeister Deluxe 40 + 1 Baffle Hughes & Kettner TM 212 + Ipad contrôle son
⦁    Matthieu    :    Basse Frankenbass, Tête TC Electronic Thrust BQ500 + Cab Tone Man TM 210 200W
⦁    Thierry        :    Batterie Mapex Sarun V

AMETHYSTE PROJECT (rock progressif), « Au gré du temps » (2024)

Le 09/02/2025

« Au gré du temps » fait partie de mon TOP 5 tant il dégage d’émotions ! 
Par Pépé St@kaTTo

Groupe : AMETHYSTE PROJECT
Album : « Au gré du temps » (Autoprod’ - CD caritatif)
Genre : Rock / Metal Progressif /Hard
Région : Hexagone
Sortie : novembre 2024
Amethyste project

Participants :
⦁    Chanteurs/es : Carine Pinto (MANIGANCE), Abby (BURNT UMBER), Joe Amore (KINGCROW, A & MORE), Olivier Costes (LOOKING FOR MEDUSA),  Chris Garel (DREAMCATCHER)
⦁    Guitaristes : Ted « Denver » Souaze (DENVER, DOUBLE T), Bastien Lemoine (STEEL RANGERS, DREAMCATCHER), Olivier Louis Servais (DEMONTOOL, HEVIUS, DREAMCATCHER), Gérald Le Huec (Trouz Ar Mor) et Yvan Coste (DOOMSDAY MACHINE)
⦁    Bassistes : Philippe Guadagnino (BLASPHEME), Nicolas Sotiriou (CHRYSIS) et à Markus Fortunato (FORTUNATO, SPIRIT WAR), Alan Raoul (HOT HELL ROOM).
⦁    Claviers : Greg LUNG
⦁    Batterie : Thierry Thuane (DREAMCATCHER)
 
Tracklist :
La Quête : (01.Le profane – 02.L’occultiste – 03.Révélation) – 04.Au gré du temps – 05.Crépuscule des Elfes – 06.Mr King

Comme son nom l’indique, AMETHYSTE PROJECT n’est pas à proprement parler un groupe (prévu pour durer dans le temps, et encore que, ne jamais dire jamais !), mais plutôt le projet d’un CD réalisé par plusieurs artistes bénévoles, dont le produit des ventes sera reversé à une fondation pour la recherche médicale et en particulier celle sur la maladie d’Alzheimer.
Ce projet est à l’initiative de Thierry Thuane (batteur de DREAMCATCHER) qui suite au décès de sa maman touchée par ce fléau (juillet 2022), a eu l’idée de réaliser un CD en sa mémoire. De plus, il est important de préciser qu’AMETHYSTE PROJECT a été parrainé par le Professeur Laurent Karila (que tous les métalleux connaissent pour sa forte implication musicale).
C’est sur les fondations de son ancien groupe AMETHYSTE et de certaines de ses compositions que va s’appuyer Thierry pour réaliser cet album. Il compte également sur la participation de ses anciens compères Greg Lung aux claviers et Jean-Pierre Faillat aux guitares, pour « relancer la machine ». Cependant ce dernier devra décliner sa participation pour des raisons de santé.
C'est à partir de là, que l'idée (géniale) de réunir plusieurs artistes plutôt que de faire un « groupe éphémère » a germé dans l’esprit de Thierry. Avec l’aide précieuse d’Olivier Costes et de Chris Garel, chacun piochant dans ses relations pour présenter le projet et demander leur collaboration. Toutes les personnes sollicitées ont accepté au premier contact !

Chris garrel par chloe bazaud

Photographie : Chris Garrel par Chloé Bazaud
La structure de la trilogie « La Quête », titres déjà travaillés avec AMETHYSTE, ayant une couleur plutôt rock progressif, c’est donc vers ce style que l’album s’est engagé. De plus, il semblait intéressant d'emmener les autres musiciens vers un style de musique qu'ils connaissaient moins. Une aventure qui allait s’avérer finalement très enrichissante pour tous les participants…
Après avoir finalisé les compositions, s'en est suivi de gros échanges de fichiers audio entre tous les musiciens et chanteurs/ses pour que chacun puisse y apporter sa patte personnelle, et ainsi avoir la possibilité de retoucher certaines parties musicales ou vocales. Après une longue phase d’écoute, de mixage et de mastering avec Greg, et deux ans après le lancement du Projet, le CD est enfin prêt.
N’oublions pas également de préciser que la sublissime pochette de l’album a été réalisée par le Sorcier Stan W Decker (Judas Priest, JPL, Jorn, ADX), tandis que la graphiste Chloé Bazaud concevait avec brio le digipack et le livret. « Au gré du temps », dont le magnifique artwork évoque la vie qui passe, avec son « légendaire » sablier séparant les quatre saisons, est donc une sorte de « concept album » de rock progressif dont chaque morceau est chanté dans la langue de Molière, un choix assumé par tous les participants.

On commence donc par la Trilogie de la Quête.

01. Le Profane démarre l’album sur une intro de plus de deux minutes d’instrumentaux. D’abord le piano, puis la basse / batterie, les riffs de guitares viennent ensuite alourdir l’ambiance. C’est sombre et pénétrant, comme une plongée dans une autre époque, et c’est bien ce que laisse supposer les paroles. Tantôt parlé, tantôt chanté, le personnage est confronté au deuil et à la mort, il semble étranger à la religion qui pourrait lui apporter un peu de réconfort face à la douleur. Le final comme une élévation de l’âme qui s’arrache des limbes de la vie est magnifique. 7 minutes 32 de pure extase !
⦁    Chant : Olivier Costes / Guitares : Yvan Coste / Basse : Nicolas Sotiriou / Claviers : Greg Lung / Batterie : Thierry Thuane 

02. L’occultisme poursuit sur le même thème, une longue partie de claviers bien Prog’, une ligne de basse enivrante et planante, une caisse claire qui claque à souhait, des soli aériens, accompagnent notre héros, toujours à la recherche d’un passage vers le royaume de la mort. L’occultisme va lui permettre de franchir cette porte. Les paroles sont percutantes et les riffs de fin tranchants comme un scalpel, viennent mettre un terme à la vie de cet alchimiste un peu fou.
⦁    Chant : Sylvain Lapersonne / Guitares : Bastien Lemoine / Basse : Alan Raoul / Claviers : Greg Lung / Batterie : Thierry Thuane

La fin de cette Quête se termine avec l’acte III « Révélation ». C’est sur de très beaux arpèges et des nappes de claviers éthérés que notre personnage se réveille. La voix de Jo est puissante et de circonstance pour conclure cette aventure sur un maelstrom de décibels, un épilogue qui nous laisse entrevoir que la mort n’est pas une fin, mais le passage pour retrouver ceux que nous avons perdu et aimons toujours… Le solo de fin de Ted est tout simplement époustouflant, un pur joyau !
⦁    Chant : Jo Amore / Guitares : Ted « Denver » Souaze / Basse : Alan Raoul / Claviers : Greg Lung / Batterie : Thierry Thuane 

« Au gré du temps », la piste 4, est le titre de cet opus et un morceau beaucoup plus rock / métal (même si les parties claviers sont légèrement en retrait, elles sont toujours aussi présentes), et plus court (un peu plus de cinq minutes). La voix suave et poignante de Carine nous rappelle que la vie passe vite et qu’il faut profiter des bons moments, avant de disparaître !
A noter le bruit de métronome, comme un balancier d’horloge qui égrène ses minutes, véritable marqueur du temps, que l’on retrouve au début, ainsi qu’à la fin du morceau.
⦁    Chant : Carine Pinto / Guitares : Ted « Denver » Souaze / Basse : Philippe Guadagnino / Claviers : Greg Lung / Batterie : Thierry Thuane

Carine pinto par amelie mari

Photographie : Carine Pinto par Amélie Mari
Le titre suivant « Le crépuscule des Elfes » et son intro très gothique nous plonge dans l’Heroic Fantasy. Un morceau qui sonne très ANGE (par son ossature et son ambiance sonore très Prog’) et qui aurait pu être interprété par le Mage Troubadour Christian Decamps himself ; mais c’est bel et bien le Grand Sachem de DREAMCATCHER Chris Garrel au chant ! Un morceau qui nous rappelle que même les Elfes n’étaient pas éternelles et qu’elles ont dû elles aussi subir les affres du temps, leurs âmes se rendant après leur trépas dans les cavernes de Mandos, en attendant d'être réincarnées…
⦁    Chant : Chris Garrel / Guitares : Gérard Le Huec / Basse : Markus Fortunato / Claviers : Greg Lung / Batterie : Thierry Thuane

Avec « Mr King », un brillant hommage est rendu au Maître de l’Horreur, Mister Stephen King. On retrouve dans ces paroles chantées par Abby les meilleurs titres des romans qui ont fait le succès de l’auteur. Cette ballade Epic / Rock vient ainsi conclure de façon magistrale cet album. 
⦁    Chant : Abby / Guitares : Olivier Louis-Servais / Basse : Markus Fortunato / Claviers : Greg Lung / Batterie : Thierry Thuane

L’année 2024 aura eu son lot d’excellents albums, mais tous styles confondus, j’avoue qu’« Au gré du temps » fait partie de mon TOP 5 tant il dégage d’émotions ! 
Certes, il s'agit d'une autoproduction tirée à seulement 150 exemplaires, mais cet album, initialement conçu pour une œuvre caritative, n’a rien à envier aux grosses productions au budget faramineux. Avec une distribution digne de ce nom, sur n'importe quel label, il aurait sans aucun doute trouvé sa place en tête de gondole, écoulant des palettes entières sans difficulté !
Un grand merci à tous les artistes qui ont participé à ce magnifique projet, et à Thierry pour cet émouvant hommage, sa maman aurait été très fière…
Thierry thuane par chris garrelPhotographie : Thierry Thuane par Chris Garrel
PS : pour les retardataires, il reste encore une petite dizaine de CD, alors faites une bonne action et contactez Thierry Drumghost en MP, il vous donnera les modalités pour acheter cet album exceptionnel et lui permettre, la dernière galette expédiée, de remettre en main propre le chèque des ventes à la Fondation pour la Recherche Médicale, au profit des malades d'Alzheimer.

MARINA VIOTTI, ET AU MILIEU BRÛLE UNE LUMIÈRE

Le 02/02/2025

Une pépite à la croisée du classique et de l'Art Rock.
Par Ingrid Denis
Marina viotti 1
Chronique de MELANKHÔLIA – IN DARKNESS THROUGH THE LIGHT (Naïve, 2024)

Elle a participé au plus grand show planétaire du siècle, chantant Carmen dans un tableau déjà mythique célébrant les Révolutionnaires et la fureur Métal. Même les USA n'ont osé rivaliser ensuite qu’avec les Red Hot on The Beach, s'inclinant devant la folie authentiquement punk qui s'empara de nos écrans ce soir-là. On ne doutait pas alors que les Grammy Awards apporteraient, en ce début d'année, la cerise sur l'échafaud, offrant à Marina Viotti, et Gojira, de quoi être fiers de leurs parcours hors du commun.

Car s'il est une chanteuse atypique et inattendue, c'est bien Marina. 
Artiste ayant à la fois sa fiche sur le site de l’Opéra National de Paris, et sur la base Spirit Of Metal, la franco-suisse a sorti dans la foulée des JO un album particulièrement poignant, et complètement à rebours du Grand Guignol de sa prestation devant la Conciergerie.
Elle aurait pu s'emparer de la hype et sortir ses versions de Carmen ou un album de métal symphonique, comme à ses débuts avec Soulmaker. Pourtant, elle a préféré présenter une pépite à la croisée du classique et de l'art rock, glissant des reprises d'artistes contemporains au milieu du répertoire du baroque John Dowland. Un disque hybride qui lui correspond totalement. Et un disque intimiste qui dévoile le secret d’un combat contre la maladie.
Marina viottiJ’ai deux références en tête lorsqu’on évoque des artistes rock s’emparant de musique classique ou baroque : Jeff Buckley a enregistré divinement « Dido’s Lament » et « Corpus Christi Carol », et le toujours prolifique Sting avait sorti il y a une dizaine d'années un superbe album de baroque à la sauce folk… déjà adapté de John Dowland (« Songs From The Labyrinth »).
Sting était accompagné du luthiste bosniaque Edin Karamazov, quand Marina Viotti s’entoure pour son projet du luthiste suisse Vincent Flückiger, ainsi que du multi-instrumentiste Fred Chappuis, ce dernier apportant des sonorités rock à la fois denses et éthérées.
Car disons-le d'emblée pour ceux que l'expérience baroque rebuterait : ces arrangements de guitare et autres effets de samples et synthés (avec un Revox et un Moog en live) aident à apprécier les pièces, leur conférant une atmosphère parfois cinématographique. La voix classique et profonde s'adapte parfaitement à ces arrangements moins académiques, et on entrevoit ainsi la majesté d’une Lisa Gerrard côtoyant le rugueux Ry Cooder de Paris Texas.
Toutes les chansons contemporaines sont en miroir avec des pièces de John Dowland, et en live ces dialogues musicaux sont regroupés en différents thèmes et autant d'états émotionnels, des chapitres dont le plus notable est l'arc central, d'inspiration plus rock.

N'étant pas spécialiste de classique, j'ai d’abord été curieuse de savoir quelles reprises étaient dans la tracklist, et en voyant Björk, cela a suffit à piquer ma curiosité instantanément. Et si d'emblée je suis plus attentive aux revisites proposées, au final j'ai été surprise par pas mal de sonorités familières glissées dans les arrangements de tout ce beau projet.
L'intro instrumentale, un “Prelude” en mode Ambient à la Brian Eno, installe un climat étrange, puis la pluie tombe sur l’orageuse ouverture qu'est « Mourn, Mourn, Day Is With Darkness Feld », jusqu'au début de « Stay Time A While Thy Flying » et ses guitares en distorsions, réminiscences d’une BO de « Dead Man » de Jim Jarmusch.
Justement, la première cover est celle de Neil Young et son « Old Man » qui prend des allures de session acoustique assez standard, avec l’élégance néo-classique d'une Agnès Obel.
Les titres « Fairwell, Too Fair », à l'intro parlée, et la reprise de « One » de U2, correspondent à un arc « ruptures amoureuses », l'ensemble devenant presque trop calme et sans aspérités.
C'est avec « Dear, If You Change » que viennent les premiers frissons rock. C'est d'abord la voix douce de Vincent Flückiger que l'on entend, avant une progression rythmique crescendo où celle de Marina se fait plus hargneuse, moins calibrée, et dont l'incandescence rappelle Patti Smith ou la rudesse de PJ Harvey période « Rid Of Me ». 
Et vient la référence Métal - la chanteuse et ses musiciens se revendiquant “metalleux” - la reprise de « Nothing Else Matter » de Metallica. Bénéficiant d’une jolie intro à la flûte traversière (assuré en live par Marina), elle garde la langueur dramatique, au fond du tempo, de l'originale. J'aurais juste apprécié un peu plus de belting par moments. (Ndlr : on pourra par ailleurs écouter « Enter Sandman » dans sa version inventive par la légende du jazz vocal Yun Sun Nah).
Petit pause instrumentale avec « Intermede », une touche Americana déglinguée, puis « In Darkness Let Me Dwell » ravive l'émotion. Il n'est rien de plus touchant que d’entendre ce souffle dans les notes les plus aiguës. Les effets de reverb guitare nous rapprochent  vraiment de l'intensité de Jeff Buckley, tout aussi magnétique. L’enchaînement avec le « Born To Die » de Lana Del Rey, où la voix chaude de mezzo de Marina se rapproche plus de l’original, offre un moment encore bien introspectif. On apprécie le phrasé, nous focalisant plus sur le texte que la version plus électro de Lana.

Retour au néo classique pur avec « Die Not Before The Day », puis belle mention à « Hurt » de Nine Inch Nails, dans une version proche de celle de Johnny Cash au crépuscule. Toute la première moitié est complètement « déchantée », le timbre se brise et se fait plus aérien ensuite. Cette reprise est semble-t-il préférée sur disque à l’« Hallelujah » de Leonard Cohen, qui est jouée dans le spectacle. Un choix beaucoup plus sombre.
Enfin vient le morceau que je scrutais le plus, le mythique « Jóga » de Björk, car peu osent encore se mesurer à revisiter les œuvres de la reine islandaise. On admire le réarrangement tout en arpèges délicats au luth, jusqu’au break inattendu plus rythmé, puis les voix du chœur enveloppant celle de Marina qui finit par s'épanouir dans la nef avant de traverser les cieux. Cet avant dernier titre nous tire donc vers le haut, en quête d'espoir.
La pluie revient à la fin de « Flow My Tears », dernier morceau de l'album, et on peut alors penser que ce sont des larmes, qui se transforment en cours d'eau apaisé. La Vie comme un long fleuve sensible.
La photo qui illustre « Melankhôlia » n'est pas sans rappeler l'affiche du film homonyme de Lars Von Trier, et cette histoire de fin du monde qui s'apprête à engloutir les protagonistes.
Melancholia lars von trierQuand on revoit Marina s'amuser sur un bateau en carton pâte, grimée en Marianne, le contraste n'en est que plus frappant tant le visuel est épuré. Noir et blanc, crâne rasé coiffé de tiges fragiles et des yeux qui fixent l'objectif tout en ayant l'air ailleurs. 
Ici cette voix qui s'est dévoilée nous chante depuis le front d'une bataille intime pour la vie. Marina explique qu'elle avait fait le choix de ne rien dire de cette épreuve qui la touchait, notamment pour pouvoir continuer son métier et éviter les réactions malaisantes.
Cet album est celui du partage de la mélancolie, et en plus de la découverte modernisante d’un compositeur ancien, il s'avère une consolation pleine de délicatesse pour nombre d'auditeurs comme vous et moi, témoins ou braves combattants face à la maladie. Il vous réchauffera lentement si vous traversez des champs de vignes glacées.
Si le choix de certaines reprises peut laisser sur sa faim, tellement revues que même U2 fait des covers de « One » sur les marchés aux puces, il s’avère plus judicieux sur des morceaux comme ceux de Björk ou Lana Del Rey. Mais peu importe, il est vrai que dans certaines périodes de la vie, ce sont des hymnes plus universels qui reviennent dans nos âmes.
Enfin, une envie qui sera sans doute partagée par de nombreux fans : que Marina Viotti réinvestisse le métal au travers d'un autre projet ! Tout le monde l’attend.
Un concert intégral de MELANKHÔLIA – IN DARKNESS THROUGH THE LIGHT est visible ici :

 

TOKYO BLADE (heavy metal), Time is the Fire (17/01/2025)

Le 26/01/2025

Honorable mais trop long, « Time is the Fire » manque de relief et peine à maintenir l'attention.
Par Ahasverus

Tokyo bladeActif depuis 1982, le vétéran Tokyo Blade revient avec « Time is the Fire », un quatorzième album.
Le groupe est composé en grande partie de vieux briscards présents dans son histoire depuis les années 80. Seul le chanteur, Chris Gillen, n'est là « que » depuis la fin des années 2000.
En 2025, Tokyo Blade reste dans le heavy 80's pur et dur, un heavy qui n'est parfois pas sans rappeler ses premiers opus (« We Burn »). 
Un rock hard à la UFO pointe parfois son nez (« Soldier On », « The Six Hundred »).
Quelques morceaux se distinguent (« Feeding the Rat », « The 47 », « The Devil in You », « Written in Blood », « Don't Bleed Over Me »). Ils confèrent un certain intérêt à un album qui manque cependant de relief et qui peine à relancer l'attention sur la durée. Et de la durée, il y en a ! Trop ! Une heure et quatorze minutes !  C'est inadapté et préjudiciable pour un album de ce style, et le songwriting s'érode sur  la distance.
Eu égard à la longévité de la formation britannique, disons que cette nouvelle livraison de Tokyo Blade est honorable, mais sans être une franche réussite. Elle ne déchaînera pas les passions.
« Time is the Fire » est disponible depuis le 17/01/2025 via Cherry Red Records.

DRAGONKNIGHT (power metal mélodique), Legions (17/01/2025)

Le 26/01/2025

Le songwriting power mélodique proposé par les Finlandais fonctionne merveilleusement.
Par Ahasverus

Et un dragon de plus pour le power metal !
Ceux-ci sont Finlandais et bien mystérieux. Ils avancent masqués, au sens propre comme au figuré, sous le nom de Lort Gryphon, Lord Kharatos, Lord Solarius et Lord Othrakis.
Dragonknight par eva lingon ltd oy abDRAGONKNIGHT par Eva Lingon Ltd. Oy Ab.
Seul Lord Salo Khan (Visions and Dreams, Finnish Rhapsody), le chanteur, à l'instar de ce que pratiquait Ad Infinitum à ses débuts, a mis bas son masque.
L'album de la formation finlandaise s'appelle « Legions », il s'agit d'un onze titres de cinquante minutes.
Dragonknight« Legions » présente un aspect symphonique et cinématographique (« Ascendance - Through Sea and Fire », « Dead Kings in the Grave », « Return to Atlantis ») ou folklorique (« Defender of Dragons ») non négligeable, et le son parfaitement orchestré par Mikael Grönroos au Crownhook Studio (mixage) et par Svante Forsbäck au Chartmakers West (mastering) se rapproche (sans l'égaler) du perfectionnisme sonique d'un Winterage, même si les choeurs sont, ici, synthétiques.
Le songwriting power-métallique proposé par les Finlandais est abouti et fonctionne merveilleusement (« Pirates, Bloody Pirates! », « Defender of Dragons »).

La technique est au service de la mélodie et Salo Khan délivre une prestation vocale de très haute tenue. L'originalité n'est pas ce qu'on viendra chercher chez Dragonknight, mais le savoir-faire est avéré et l'inspiration bien présente. Les ingrédients sont là, arpèges comprises (« Astarte Rise »). La dynamique est suffisante pour faire de ce « Legions » un bon disque loin du pétard mouillé. Il est remarquable de niveau si l'on tient compte qu'il s'agit du premier album de cette formation. Le style est parfaitement maîtrisé, les compositions balancent bien.
Nous vous recommandons « Legions » sans aucune retenue. Il est disponible depuis le 17/01/2025 via Scarlet Records.

LETHAL X (heavy metal), 90 Tons of Thunder (17/01/205)

Le 26/01/2025

« 90 Tons of Thunder » aurait pu n'être qu'un album de heavy de plus, mais il tire son épingle du jeu.
Par Ahasverus
Nouveau venu sur la scène metal, Lethal X n'est pas totalement inconnu puisqu'il se compose de (ex-)membres de Racer X, Shadow Empire ou encore Michael Schenker Group.
Il commet en ce début d'année 2025 son premier album, « 90 Tons of Thunder ».
Lethal x 1Le nom du groupe et la pochette de l'album sont une référence évidente à Racer X et à son album de 1986 « Street Lethal ».
Racer xL'album propose des titres heavy de facture classique (« 90 Tons of Thunder », « Daredevil ») très ancrés dans les 80's, pouvant tout à la fois rappeler Judas Priest, Accept ou Mercyful Fate (« Sinister Minister », « Running Away From Freedom »).
Lethal X ne manque cependant pas de se démarquer, notamment par le choix des lignes vocales (« Fallen », « God, Guts, Faith and Glory ») qui peuvent même aller chercher leur inspiration dans la vague nu-metal des 90's (« Tormental »). Le chant est donc l'un des points saillants de la formation américaine, mais ce sont surtout ses leads inspirés, en mode twin guitars ou pas, qui constituent un atout sérieux, appuyés par une section rythmique solide que la production a su mettre en avant (« Tormental »).
Billy Sheehan (Mr Big) gratte sa basse sur l'instrumental « Chasing the Flaw » . 
Enfin, des titres comme « Dancing With Shadows » vous accrochent instantanément et devraient passer l'épreuve du temps.
Ainsi « 90 Tons of Thunder » aurait pu n'être qu'un album de heavy de plus, mais il tire son épingle du jeu.
Bien travaillé, d'un niveau technique indiscutable, parfait quant au son, il est marquant sans être révolutionnaire.
Il se distingue comme l'un des bonnes sorties metal de ce mois de janvier.
« 90 Tons of Thunder » est disponible depuis le 17/01/2025 via Metallic Blue Records

CHILDREN OF THE SÜN (rock psychédélique), Leaving Ground, Greet The End (10/01/2025)

Le 26/01/2025

Le retour des enfants du Flower Power
Par Ahasverus
Children of the sun band
Après « Flowers » (2019) et « Roots » (2022), Children of the Sün revient avec un troisième album intitulé « Leaving Ground, Greet The End ».
Le groupe de rock psychédélique n'a pas changé son fusil d'épaule et propose toujours une musique en droite ligne de la vague flower power qui marquait la transition des années 1960 et 1970. Ses références restent Jimi Hendrix, Joe Cocker, Janis Joplin et le festival de Woodstock.
La formation d'Arvika accorde une fois de plus beaucoup de soin à ses harmonies vocales, domaine dans lequel elle excelle (« Gateway », « Lilium »). 

Son rock, efficace est d'un rendu authentique et savoureux (« Sugar », « Starlighter », « Come With Us »).
Un peu moins perché que son compatriote MaidaVale, il privilégie l'efficacité à l'extravagance. 

L'album contient une cover de « Whole Lotta Love » (Led Zeppelin) à propos de laquelle Children of the Sün explique : 
« Reprendre une chanson aussi légendaire que Whole Lotta Love est pratiquement un crime contre le rock'n'roll. Mais nous n'avons pas pu résister : appelez cela un plaisir coupable ou tout simplement du courage ! Notre version de ce tube absolu est maintenant disponible, et nous y avons versé chaque once d'amour et tout un tas de riffs. »
Malgré sa brieveté (moins de trente minutes) « Leaving Ground, Greet The End » remplit son cahier des charges et il séduira les amateurs en se plaçant parmi les héritiers les plus fidèles du genre. Il est en tous cas à la hauteur des deux précédents opus.
« Leaving Ground, Greet The End » a été enregistré en 2024 dans un petit chalet de la province de Värmland, dans l'Ouest de la Suède. Emil Drougge (Spiral Skies) s'est occupé du mixage, Hans Olsson (Svenska Grammofonstudion) du mastering.
« Leaving Ground, Greet The End » est disponible depuis le 10/01/2025.
Children of the sun